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La Fille aux Dés

 
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Nusenism
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Localisation: Vous savez, je bouge tout le temps!
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MessagePosté le: Dim 21 Sep - 16:21 (2008)    Sujet du message: La Fille aux Dés Répondre en citant

La Fille aux Dés


   Je suis dans une voiture sous la pluie, direction « je-ne-sais-où ». L'impact des gouttes sur le véhicule produit un son apaisant. Bercé par le bruit bienveillant de la pluie, je m'endors. FLASHBOUM! Je suis à l'arrêt de bus de pétaouchnok. Martin est à côté de moi. Je suis obligé de lever la tête pour lui parler. Je ne suis pas un nain, c'est lui qui est grand. Nous montons dans le bus et arrivons chez lui. Nous commençons par faire un tour complet de sa maison avant d'entrer. N'imaginez pas que je sache pourquoi... . Nous entrons. Avez-vous déjà visité Versailles? Je ne me souviens pas à quoi ça ressemble à l'intérieur, mais je suis sûr que c'est dans le même genre. Nous rencontrons ses parents. Ils se présentent et me citent leur nom que j'oublie aussitôt. FLASHBOUM!! Je me réveille dans un lit que je ne connais même pas, dans une maison qui m'est également inconnue. M'interrogeant intérieurement, je laisse mon corps diriger seul. Je ne saurais l'expliquer mais mes jambes en savent plus que ma tête, elles savent où elles vont. J'ouvre la porte de la pièce. Je m'aperçois que je ne suis pas seul dans le bâtiment. Je grogne intérieurement de surprise mais mon visage ne laisse rien paraître. Evidemment, lui savait. Vous n'imaginez pas comme c'est déroutant de voir que votre corps sait des choses que votre esprit ignore. Déboussolant. Je sors de la chambre en laissant la porte ouverte. Des visages me sont familiers. Captain Spook, Brottor, Tonio, Jerem, plein d'autres. Certaines personnes, beaucoup en fait, me sont totalement inconnues. Mais je marche vite et leurs visages sortent de mon champ de vision avant que ma mémoire n'ai pu imprimer leurs traits inintéressants. Je ne sais toujours pas pourquoi je suis là, mais mon corps semble avoir décidé que ce n'est pas pour ça. J'entre alors dans une grande pièce. On se croirait un Jour de l'An tant elle est bondée. Peut-être est-ce le cas, qui sait? Les gens sont involontairement répartis de manière à former une allée au centre. J'avance de quelques pas avant de m'arrêter. Une silhouette est présente dans l'allée obscure. Je suis certain qu'elle n'y était pas cinq secondes auparavant. FLASHBOUM!!! Je suis toujours au même endroit. La silhouette est toujours tapie dans les ténèbres de la pièce, face à moi. J'avance vers elle. Ainsi, je m'aperçois de plusieurs choses. Mon corps a cessé son petit jeu et ne fais plus qu'un avec mon esprit. C'est rassurant. Pas le reste. Personne ne bouge, les sourires sont figés, les gens pétrifiés, le bruit suspendu. Le temps semble s'être arrêté. Pour tout le monde, sauf moi... . Erreur, il en est de même pour la silhouette en face de moi dans l'allée. Mon petit doigt, le gauche plus précisément, car le droit ment parfois, me dit que cette personne est celle pour qui je suis ici. Je m'approche plus près. Elle attend. Je la regarde. Elle aussi. C'est une fille aux cheveux châtains ondulants jusqu'à légèrement en dessous de ses épaules. Son visage clair et lisse ne laisse aucun défaut apparent. Elle est blottie dans une longue et belle cape vert sombre qui lui descend jusqu'aux pieds. Je croise son regard. Il brille d'intelligence. Ses paupières ouvertes aux cils mi-longs laissent apparaître de magnifiques yeux verts. Trop beaux pour qu'on puisse les décrire, on ne peut que les voir, et se laisser hypnotiser. Un scintillement luit dans les profondeurs de son oeil droit. Quelque chose cloche chez cette fille. Elle fait peur. Elle fait peur parce qu'elle fait des choses qu'on ne peut pas faire. Elle fait peur parce qu'elle est mystérieuse. Elle fait peur parce qu'elle ne devrait pas être là. Bien qu'indiscutablement humaine, elle paraît trop belle pour l'être réellement. Une beauté étrange, effrayante. Il n'empêche qu'elle m'entraîne dans une autre pièce. Et que je la suis. Parce que je suis hypnotisé, me direz-vous? C'est possible. Mais j'ai le sentiment que je l'aurais suivie de toute manière. Car la peur que m'inspire cette jeune fille n'est pas des peurs qui vous incitent à partir en courant, ni de celles qui vous paralysent de terreur. Cette peur est de celles qui amènent l'excitation. C'est la peur qui précède les belles histoires. Nous retraversons le bâtiment en sens inverse et entrons la chambre, qui à vrai dire m'est toujours inconnue. La porte-fenêtre de la pièce est grande ouverte et il pleut des cordes, mais l'idée de la refermer ne me vient pas à l'esprit. Je me contente d'observer longuement l'extérieur. Nous sommes certainement en fin de journée, mais il est impossible d'être plus précis. Il ne fait qu'à demi-jour car les nuages grisonnants obstruent le ciel, filtrant la lumière. La pluie est apaisante... de nouveaux. Mais elle est cette fois-ci entrecoupée d'éclats de tonnerre. Quand je reporte enfin mon attention vers l'intérieur de la pièce, la fille aux yeux verts est assise en tailleur par terre, dos à moi. Je la contourne et m'assoies face à elle. Ce n'est qu'à ce moment que j'aperçois au creux de ses mains trois dés. Ils sont de couleur jaunâtre et ont l'air un peu délavés, comme s'ils étaient faits en os. Ils ont la forme de dés à dix faces, que vous connaissez peut-être, mais en possèdent quarante-deux. Numérotés de un à vingt-et-un, chaque nombre et présent en deux exemplaires sur chacun des trois mystérieux instruments. La fille bouge la main. Elle va les lancer. Le temps qu'ils mirent à rouler fut très bref, comme si la scène s'était déroulée en mode accéléré. Le son de leur impact semblait amplifié, comme s'il s'agissait de quelque chose de beaucoup plus lourd. Je ne me souviens pas du résultat qu'affichèrent les dés, peut-être ne l'ai-je même pas regardé. Pourquoi l'aurais-je fait sachant parfaitement que je n'en devinerais pas la signification. Je reporte alors mon attention sur la fille aux dés, espérant trouver sur l'expression de son visage des réponses que les chiffres ne pouvaient m'apporter. Mais elle était impassible. J'eus beau cherché, je n'ai jamais trouvé ces réponses sur son visage, je les ai trouvées dans ces yeux. Je croise son regard à nouveau. Et je m'y perds. Ma vue, mon imaginaire, sont en train de plonger dans les vertes profondeurs de ses pupilles. Je tombe, comme aspiré dans un tourbillon vert sombre qui part dans une spirale infernale. Puis, je vois une lumière. Et la sortie de cette grotte magique apparaît. Je sors... et cherche vainement mon corps, mais il n'est pas là. IL est resté derrière moi, à des distances immesurables, dans la chambre. J'ère, mon imaginaire ère, tel un fantôme, dans le ciel étrange qui m'entoure. Il ne pleut plus. J'en déduis que je suis loin de l'endroit que je viens de quitter, bien que je ne puisse dire si la distance se situe au niveau de l'espace où du temps. Je fais la seule chose que je puisse faire, attendre, et observer. Le ciel et les nuages sont rouges comme lors d'un coucher de soleil. Pourtant, la nuit est déjà tombée depuis longtemps. Je devine qu'il fait une chaleur étouffante même si je ne peux la ressentir, le goudron des routes, loin en dessous de moi, ramollit, et des gouttes d'évaporation perlent dans les airs. J'entends un  bruit sourd, comme l'orage. Mais ce n'est pas l'orage, le bruit est continu. Les gens sont tous dehors, en pyjama ou robe de chambre, intrigués par l'agitation qui règne au-dessus de leur tête. Soudain, l'espace d'une seconde, le bruit explose, incroyablement amplifié. Une brèche circulaire s'ouvre alors, là-haut dans l'atmosphère, tandis que quelque chose d'énorme y pénètre. Une boule. Une gigantesque boule de feu, de la taille d'un grand village. Un météore comme on espère ne jamais en voir. Je l'entend percer l'air et suit sa course des yeux. Plus il approche, plus le son qu'il produit augmente. Je regarde, et j'ai peur. La chute de l'objet incandescent semble interminable, comme s'il allait tomber à l'infini. Mais tout à une fin. La chute en a une, et elle correspond également à celle de la vie de ses pauvres gens que mon imaginaire, téléporté au niveaux du sol, effrayé et impuissant, voit détruits par le déflagration de flammes générée lors de l'impact du monstre de feu. FLASHBOUM!!!! Je me réveille en sueur au milieu du lit du gîte dans lequel je passe une partie de mes vacances d'été, en Auvergne. Ce n'était qu'un rêve. Tout ça n'était qu'un rêve. La seule chose réelle est l'orage. Il pleut des cordes et le tonnerre est fort…
... trop fort. 

FIN
 

_________________

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MessagePosté le: Dim 21 Sep - 16:21 (2008)    Sujet du message: Publicité

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